Rechercher

Affichage des articles dont le libellé est Vacances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vacances. Afficher tous les articles

samedi 31 mai 2014

Into the Wild (2)

Samedi 1er mars 2014
7h25
Quelque part dans le Haut-Rhin

Nous avions laissé RustineMan, l'aventurier de la saucisse perdue, en compagnie de touristes alsaciens pour une escapade en Suisse. Sa mission : trouver la saucisse à l'origine du succès suisse dans des domaines aussi variés que le football et l'attraction fiscale. En pleine traversée de cette contrée hostile que l'on appelle le Haut-Rhin, RustineMan s'interroge. Où débuter les recherches ? Où débusquer cette saucisse miraculeuse ?

Il en est à ces réflexions quand la première étape du voyage se profile. Et il s'agit ... du restoroute Windrose. Un arrêt essentiel et follement excitant pour tout alsacien en transhumance vers la Suisse. Premier contact avec la gastronomie suisse. Gastronomie, il faut le dire vite ... les produits proposés sont tellement typiques que vous les trouverez sans mal dans la supérette de votre quartier ... à un prix inférieur. Et autre faute de goût : pas la moindre trace de saucisses locales.

Après cette pause qui annonce déjà un voyage débordant de rêves et de découvertes insolites, le trajet en bus se poursuit. La destination finale est atteinte vers midi et nos sympathiques voyageurs sont accueillis par un cor des alpes, une bonne raclette et ... un drapeau européen. Trois semaines après la votation sur les quotas d'immigration, c'est assez étonnant. Mais le suisse est pragmatique et l'explication est la suivante :  le oui aux quotas l'a emporté avec seulement 50,3% des suffrages. Nos hôtes vaudois tiennent alors à nous indiquer que le canton francophone de Vaux a choisi le non à plus de 60%. Mais bien sûr ! C'est  la Suisse romande, aux forts accents allemands, qui a voté contre les étrangers ! La Suisse, cette Belgique qui s'ignore ? Voilà pour le quart d'heure de politique européenne.

Tout ça c'est bien joli mais une raclette aussi bonne soit elle, ne s'accompagne pas de saucisses. Du moins chez les personnes de bon goût.
C'est que la coquine se mérite et quelques étapes préliminaires seront encore nécessaires avant de toucher au but.

mardi 20 mai 2014

Into the Wild (1)

Samedi 1er mars 2014
7h19
Quelque part entre le Kochersberg et l'atoll de Pom Pom Galli

Nous retrouvons RustineMan en route vers une nouvelle destination exotique. Il se dirige vers un pays qui attire pilote de rallye, tennisman et chanteur français septuagénaire, un pays qui sera sur le chemin de la France lors de la prochaine coupe du monde de football, un pays qui pratique le fisc fucking et dont la devise pourrait être « Evadés fiscaux de tous les pays, unissez-vous (et après, venez chez nous...) ».

Et oui, il a osé. Après le Kochersberg et la banlieue strasbourgeoise, RustineMan vous emmène au cœur de la Suisse sauvage ! Si ça c'est pas de l'exotisme...


Car c'est effectivement la Suisse qui sera opposée à la France dans le groupe F. En plus d'être érigé en modèle économique, ce petit pays de 8 millions d'habitants est classé huitième par la FIFA alors que la France occupe seulement le rang 17. Quel est donc le secret de la confédération helvétique ? C'est une nouvelle mission pour RustineMan ! Découvrir le secret de cette réussite, mais également observer le suisse dans son habitat naturel dans l'espoir de pronostiquer au plus juste le score du match Suisse-France du 20 juin.

C'est ainsi que RustineMan a infiltré un groupe de joyeux touristes alsaciens pour se rendre incognito au royaume du rösti, et plus précisément dans le canton de Vaux.
Mais où trouver ce secret, où débuter les recherches ? La "voix de la Rustine"® nous a à maintes reprises prouvée que la force d'un peuple réside dans sa capacité à produire de bonnes saucisses (voir à ce propos l'excellent ouvrage Saucisses et Civilisations, paru aux Editions du Mastard). Il suffit de regarder l'Allemagne, riche de plus de 1 500 saucisses et enviée de tous pour sa réussite économique. L'objectif est fixé, il suffit maintenant de l'atteindre.

lundi 31 mai 2010

L'aventurier (2)

Réclamée à cors et à cris, la suite des vacances de Rustineman est enfin là. Nous avions laissé notre super héros en mal d'aventures dans la jungle souffelweyersheimoise. Après avoir fait son marché, pris d'un élan soudain d'évasion il décida d'explorer plus avant la piste cyclable. Où cela allait-il le mener ?

Très rapidement après le port de Souffelweyersheim (décidément je ne m'y ferai jamais...) arrive la ville de Bischheim. Pas grand chose à dire tant que l'on reste sur la piste cyclable. Les deux premières photos parlent d'elles-mêmes. Il faut s'éloigner des chemins touristiques pour trouver la perle rare. C'est d'abord l'église protestante de Bischheim, puis les locaux de Tkdes. J'y fais souvent référence mais je crois que je n'ai jamais donné d'explication sur les liens qui m'unissent à cette société.

--Tululu tululu tululu-- (Mais quel effet de flashback ! La grande classe ce RustineMan.)

1999, Chávez est élu président du Vénézuela, Columbine découvre les bienfaits du jeu vidéo et du fascisme et RustineMan a 20 ans, sa naïveté est encore au top. Une cible facile pour le coté obscur. Celui-ci ne tarde pas à se présenter sur la route du jeune padawan sous les traits de Dark Taverna et Lord Kauffmann, seigneurs noirs du grand capital. Et pendant 5 ans le jeune jedi travaillera pour l'empire Tkdes. Oui, amis prolétaires, vous avez bien lu : pendant 5 ans RustineMan a servi dans le secteur privé ! C'est même de ces années-là que lui viennent son pseudo, les concours de pronostics et la découverte du barbecue électrique (vade retro !).

Le coté lumineux de la force finira tout de même par l'emporter. La libératrice fonction publique l'arrachera aux griffes du capitalimse. Depuis ce jour, pour se souvenir que tout est précaire, il pratique un sport très marginal (en plus du trekking dans le Kochersberg) : le foutage de gueule estival d'anciens collègues. Retour en 2009 pour mieux comprendre.

--Tululu tululu tululu-- (Film à gros budget...)

Il est difficile de s'imaginer le plaisir que l'on peut éprouver en franchissant les portes de son ancien employeur. Surtout lorsqu'il vous reste encore 3 semaines de vacances et que vos anciens collègues ont déjà consommé leur quota annuel de congés (qui est de 5 semaines, je le rappelle aux profs qui nous lisent). Je vous laisse imaginer ce que cette situation combinée à l'humour léger et subtil de RustineMan peut donner. C'est très agréable et c'est un moment fort de l'année. A pratiquer sans modération si vous le pouvez.

Après cette débauche d'effets spéciaux, de retournements de situations et comme toute bonne saga est une trilogie (le seigneurs des anneaux, star wars, la 7ème compagnie) laissons un peu de suspens avant l'ultime épisode.

mercredi 19 mai 2010

RustineMan est vivant

Quelques nouvelles du blog.

La coup du monde de football approchant, RustineMan va être obligé de se réveiller. Comme pour toute grande compétition un concours de pronostics aura lieu sur Du berger à la bergère. Il aura pour libellé CdMF10. C'est toujours un moment fort dans la vie du blog et j'y prends vraiment beaucoup de plaisir. J'espère que la communauté rustinemanienne sera également présente, au moins dans les commentaires, sinon par d'autres moyens... vos propositions sont les bienvenues. A faire dans les commentaires ou ici.

Vous aurez également droit à la suite des aventures estivales de RustineMan. A l'origine la série ne devait compter que deux épisodes. Mais il y a tellement de choses à dire qu'un troisième épisode verra certainement le jour. Le deuxième est en cours d'écriture et devrait bientôt être publié.

Les plus vifs auront déjà remarqué qu'un nouveau sondage est présent sur le blog. Les plus nonchalants ont jusqu'au 27 mai pour répondre.

A bientôt sur DBalB.

mardi 16 février 2010

L'aventurier (1)

Le moral n'est pas au plus haut, la morosité ambiante - identité nationale, censure, RustineMan absent - gagne chaque jour un peu plus de terrain. Alors pour toi ami prolétaire, toi qui revient d'une journée harassante à l'usine ou à la mine, RustineMan va te faire rêver. Les masses laborieuses ont aussi droit au bonheur ! Sans plus attendre ...(roulements de tambour)... le récit des dernières vacances de RustineMan !

Vous commencez à le savoir, les vacances de RustineMan sont des morceaux d'anthologie. Le mois d'août 2009 n'échappe pas à la règle. Tout commence par la recherche du trajet le plus pratique pour se rendre au marché de Souffelweyersheim en vélo. Le ton est donné, ça sent la grande aventure. Il s'agit bien sûr d'emprunter la piste cyclable qui longe le canal de la Marne au Rhin passant par Vendenheim, Souffelweyersheim et Strasbourg entre autres. Mais qu'il est fou ce RustineMan. Cette fantastique tranche de vie sera détaillée en deux articles. Vous pourrez également suivre le périple de RustineMan en regardant le diaporama et en cliquant sur les liens qui renvoient aux photos. On y va.

Jeudi 13 août 2009, 9 heures, vélo et sac à dos prêts, direction Souffel... Je vous passe les trois premiers kilomètres entre Berstett et Vendenheim. A part risquer sa vie en évitant 4x4 et autres véhicules, rien d'intéressant. On rejoint le canal au niveau du pont tournant de Vendenheim. C'est là que le petit tour du monde de RustineMan commence.

Le premier choc architectural arrive très vite. Il s'agit des ateliers municipaux de Vendenheim. Une architecture audacieuse qui n'est pas sans rappeler l'opéra de Sydney. Certes de loin dans le brouillard et avec des lunettes de soleil mais il y a tout de même un air de famille.
L'émotion passée j'ai repris tranquillement ma route.


Il ne faut pas attendre longtemps pour arriver à la deuxième merveille de ce trajet estival. Elle est majestueuse, toute de noir vêtue, enveloppée dans son écrin vert. Bon, c'est vrai, "écrin" il faut le dire vite. Il s'agit en fait de mauvaises herbes et d'un grillage bon marché. Mais mettez-y un peu du votre ou le rêve va vite s'envoler. Un peu d'imagination que diable !
Les connaisseurs ont sans doute déjà reconnu la pyramide de la zone commerciale de Vendenheim. Une œuvre toujours à la limite du bon goût mais qui prend bien soin de ne jamais y tomber. Jugez plutôt : rendez-vous de la jet-set strasbourgeoise, vente de voitures de luxe (oui, mais d'occasion...), un restaurant genre cuisine nouvelle avec un SMIC pour addition. La classe je vous dis. Elle n'a vraiment rien à envier à celle de ce poseur de Khéops.

La promenade continue entre zone commerciale, friches et autoroute. Un régal pour les poumons. On finit par approcher de Souffelweyersheim. Et c'est là qu'apparait ... LE port de plaisance. La classe. En tout cas c'est ce qui est indiqué sur la pancarte.
Maintenant, pensez à St-Tropez : ses yachts, ses stars en vacances. Et bien Souffel ... ça n'est pas du tout ça. C'est plutôt Gégé, Bernard et Jean-Claude, champions locaux du doublé pastis-pétanque, qui jouent à côté de quelques chaloupes. Pour les stars vous repasserez aussi, puisque les propriétaires de ces bateaux ont leur carte Vermeil depuis belle lurette et pour le look c'est birkenstock et chaussettes.

Voilà, on s'arrête ici pour aujourd'hui. Je pense que vous avez fait le plein d'émotions et de sensations fortes. Point trop n'en faut. A bientôt pour la fin de cette aventure des plus folles.

samedi 4 octobre 2008

Mariage et trekking (2)

Les spéculations sont allées bon train pendant un mois. Allez voir les commentaires de l'article précédent, ça vaut le détour : entre Vince qui m'accuse d'avoir recours à des artifices polluants et DD qui émet l'hypothèse d'une maîtresse haut-rhinoise, il y a à boire et à manger (boire, manger...apéritif...huhu...). Par contre je retiens la troisième proposition de DD pour la prochaine fois.

Rappel du premier épisode : il est 14h30, je viens de marcher pendant deux heures et demie et comme tout être humain, je sue et dégage une odeur nauséabonde. Comment vais-je faire pour être présentable à l'église ?
Je suis une homme prévoyant. Je n'avais pas choisi ce parking par hasard. Avant le départ, j'ai cherché un lieu propice à la baignade. Et non loin de l'auberge, coule un ruisseau.

Sous le regard interrogateur des deux seuls clients installés à la terrasse de l'auberge, j'ai donc exécuté mon petit manège. D'abord, repérage des lieux. Un chemin longe le ruisseau et s'engouffre dans la forêt. Je dépasse le vieux terrain de tennis et juste avant le parc à chevaux, je traverse la végétation dense pour rejoindre le ruisseau. Une fois l'endroit idéal trouvé, je retourne à la voiture pour récupérer ma tenue de rechange. Nouveau voyage vers ma salle de bain improvisée. Petite baignade (en slip...) et retour à la voiture.

Là j'ai bien vu que les clients se demandaient ce qui se passait. Un mec qui part en short, chaussures de marche et T-shirt rouge et que revient 10 minutes plus tard en pantalon, basket et T-shirt noir c'est bizarre. Plus étonnant encore, cet étrange personnage, une fois arrivé à sa voiture, se change à nouveau : chemise noire et pantalon beige. Là-dessus, nos braves convives retournent à leur repas en se disant que les bas-rhinois sont vraiment des cons.

L'après-midi se poursuit avec la cérémonie de mariage. J'ai pu croiser Jopp, grand blogueur sur Jeux et flamkueche et accessoirement frère du marié. Il a accompagné la sortie des mariés en tenue médiévale (à voir sur les photos). Il est à noter que les gens de TKDES ont fait le déplacement uniquement pour le buffet puisqu'aucun n'a assisté à la célébration du mariage. Merci l'ambiance...

Quelques minutes plus tard tout le monde se retrouve à la salle des fêtes d'Uffholtz pour un grand méchoui, accompagné de sandwichs merguez et arrosé de sidi-brahim... Ah non, désolé... je rêve éveillé.
C'était beaucoup plus classique : champagne et petits fours sans oublier les traditionnels bretzels et kougelhopfs; on est tout de même en Alsace. Et il faut savoir que dans tout bon mariage alsacien on trouve également de la bière et des knacks. Sur ce dernier point, j'avoue ma déception. Vous le verrez en regardant les photos, la seule saucisse (mais peut-on encore appeler cela une saucisse ?) que j'ai pu trouver était à peine plus grande que le cure-dent qui la portait. Aussi chic que peu nourrissante. Quant à la bière, il faut bien avouer que le préposé à la tireuse avait du mal à assurer la cadence imposée par les invités.
Passé ces quelques désagréments, la fête fut sympathique et les discussions ont beaucoup tourné autour de l'attraction muttersholtzienne : la maison en paille de Gilles Bernhard !

Une journée passionnante qui s'est close avec le retour à Berstett, 130 km plus au nord.

mercredi 10 septembre 2008

Mariage et trekking (1)

La pause estivale de RustineMan s'est prolongée. Mais aujourd'hui, c'est le retour de l'humour fin et subtil, du sandwich merguez et des chroniques sportives.

A ce propos, laissez-moi vous faire part de ma découverte de l'été. Monsieur DD s'est marié le 26 juillet 2008. Je fus convié à la noce, ou plus précisément à la célébration et à l'apéritif. Mais pour cela il fallait se rendre à Steinbach, petite commune du Haut-Rhin proche de Cernay et située à 128 km de Berstett, mon port d'attache.

C'est sûr, il faut être motivé pour faire 130 km, tout ça pour assister à une messe et manger des petits fours. Mais aucun défi n'arrête RustineMan ! De plus certains anciens collègues de TKDES devaient être présents et il est toujours bon de placer une vanne ou deux sur mes deux mois de vacances. J'ai donc décidé de découvrir la région du Ballon d'Alsace et je m'en vais vous conter mon aventure.

Départ samedi 26 juillet vers 9 heures après préparation de la RustineMobile©. 130 km et quelques détours plus tard me voici à l'hotel de l'auberge du pont du cheval blanc de Lauterbach ou quelque chose comme ça. Il est 10h50. En tenue de trekker je m'apprête à affronter la rude forêt vosgienne. Le ciel est bas mais il ne pleut pas. Direction : le Munsteraeckerle, point culminant à 655m d'altitude. Ascension terminée vers 11h30 sans grande difficulté. J'ai bien sûr pris une photo pour immortaliser ce grand moment (à voir dans le diaporama).

J'amorce ensuite le versant culturel (versant... ascension... huhu...) de mon expédition. La prochaine étape sera l'abbaye de Murbach. Pour les incultes, sachez qu'il s'agissait tout de même de l'une des quatre plus importante abbaye du Saint Empire Romain Germanique. Surprenant, n'est-il pas ? Il n'en reste malheureusement que le chœur. Vous pouvez admirer tout ça dans le diaporama. C'est avec un superbe point de vue sur l'abbaye que j'ai dégusté mon sandwich de midi. Puis c'est le retour vers la voiture. 14h30, le trek est terminé.

Fin de la première partie de mes pérégrinations. Mais une question se pose maintenant : Comment puis-je décemment aller à un mariage alors que je viens de suer pendant 2 heures et demie ? Réponse dans le prochaine article...

lundi 21 juillet 2008

Merguez et finale

En ce dimanche 20 juillet 2008, le tournoi du Kochersberg touche à sa fin. Mais le programme était copieux. Deux matchs se sont déroulés le matin.
Le premier, pour les 7ème et 8ème place, opposait Berstett à Pfettisheim. Les locaux l'ont remporté sur le score de 2 buts à 1.
Le deuxième match a permis a Dingsheim de se classer 5ème au détriment de Willgotheim, 6ème. Belle victoire, 3 buts à 0.

Après le repas de midi, tout le monde s'est retrouvé à 15 heures pour la finale des perdants. Truchtersheim l'emporte 2 à 0 contre Pfulgriesheim et se hisse donc sur la troisième marche du podium.

Mais c'est à 16h30 que se déroulait l'attraction du jour. Comme tous les ans les spectateurs attendaient avec ferveur le match opposant les élus du canton de Truchtersheim aux membres des comités des différents clubs du tournoi. C'est ainsi que l'on a pu admirer le dribble de M. Lasthaus, les tirs de M. Luttmann ou encore l'entrée décisive de Mme Rohfritsch, maire déléguée de Reitwiller. Victoire des élus aux tirs au but (2-1) après un match nul (3-3).

Au grand dam de M. Vogel (voir article du 20/07/08) deux équipes de la communauté de communes de l'Ackerland, et non du Kochersberg, se sont rencontrées lors de la finale, à 18 heures. Ittenheim, tenant du titre et Furdenheim, le rival de toujours (les deux villages sont quasiment voisins) ont produit un match assez timide, voire insipide. Les joueurs auraient-ils abusé des saucisses et autres merguez tout au long de la semaine ? Bref le match fut assez décevant. A la fin du temps réglementaire, le score était de 0 à 0. Une séance de pénaltys (interminable) est donc venue les départager. Furdenheim l'emporte finalement. Le classement est affiché sur la dernière photo du diaporama (ainsi que les gagnants de la tombola...).

Pour ma part j'ai fêté la victoire avec un bon sandwich merguez-ketchup de derrière les fagots ainsi qu'un barquette de frites. Les résultats de mes investigations culinaires paraitront en même temps que les résultats du sondage, c'est à dire d'ici peu. Bravo aux cuisiniers (et aux joueurs aussi...) pour cette semaine inoubliable et rendez-vous l'année prochaine à Quatzenheim.

dimanche 20 juillet 2008

Berstett, the place to be

Rendez-vous quotidien avec le Challenge du Kochersberg : aujourd'hui samedi 19 juillet, les demies et la cérémonie du 35ème anniversaire.

Côté sport, le dernier quart de finale à vu la qualification de Truchtersheim au détriment de Dingsheim. La décision s'est faite aux tirs au but (4-2), après un match nul, 1-1.
A 17 heures, la première demie-finale a permis à Ittenheim d'accéder au dernier tour. Comme pour le match précédent les tirs au but ont été nécessaires pour départager les deux équipes (1-1, tab 7-8). Pfulgriesheim s'est bien battu mais la chance n'était pas de leur côté.

Le tournoi s'est poursuivi avec un match de propagande, entre Reipertswiller et Neuwiller-les-Saverne, deux équipes phares pour le football alsacien.

Mais le moment fort de cette soirée fut la cérémonie préparée par l'ASLC Berstett et son président, Jean-Pierre Schwartz. Le club-house (prononcer klubouze) était the place to be ce samedi soir. Rien que du beau monde, jugez plutôt :
- Jean-Claude Lasthaus, maire de Berstett ainsi que les maires adjoints des trois autres communes
- Justin Vogel, maire de Truchtersheim, président de la communauté de communes du Kochersberg et vice-président du Conseil Régional (si c'est pas du cumul des mandats, ça...)
- Jean-Daniel Zeter, vice-président du Conseil Général
- Gilbert Schneider, président de la LAFA (Ligue d'Alsace de Football)

Ils ont bien sûr tous tenu un discours, plus ou moins inspiré. M. Vogel s'est montré très caustique en rappelant la création du club de Berstett. Pour ma part je retiendrai le plus émouvant, peut-être également le plus sincère : M. Schneider. Après avoir rappelé brièvement ce qu'est le football en Alsace, a fortement soutenu le bénévolat et, surtout, a taclé violemment le racisme dans le football, pas uniquement dans les grands stades mais aussi lors des rencontres dominicales plus rurales.
A noter qu'il avait refusé d'assister a une rencontre de beach soccer à Marseille, comptant pour le Mondial. Berstett, The place to be, je le répète...
Quelques médailles ont été remises aux membres méritants du club. A voir sur les photos.

La soirée s'est terminée avec la deuxième demie-finale : Furdenheim-Truchtersheim. Ittenheim étant déjà qualifié, Truchtersheim a obtenu le soutien de Justin Vogel, maire de cette commune. Sa confidence, glanée au bord du terrain : "Il faut que Truchtersheim gagne sinon on aura une finale 100% Ackerland". Petit éclaircissement pour les Alsaciens de l'extérieur (du Kochersberg), l'Ackerland est une zone géographique frontalière du Kochersberg dont Ittenheim fait partie. De plus Furdenheim siège à la communauté de commune de l'Ackerland. Le score étant vierge à la fin de la durée réglementaire (2 x 25 minutes), la séance de tirs au but m'a permis de déguster une saucisse blanche. Ce fut un très bon moment. Nature, entre deux tranches de pain, sous le ciel étoilé du Kochersberg, une vraie merveille. Poésie quand tu nous tient...
Finalement les voeux de M. Vogel n'ont pas été exaucés puisque Truchtersheim a perdu 2 tirs au but à 4.

samedi 19 juillet 2008

Couscous et quarts de finale

Le suspense est à son comble. Plus de nouvelles du tournoi du 35ème anniversaire depuis deux jours. Les lecteurs fidèles de DBalB ne peuvent plus contenir leur impatience...

Notre envoyé spécial, RustineMan, n'a pu se rendre au stade de Berstett, ni mercredi, ni jeudi. Il a eu du mal à se remettre de l'ingestion d'un sandwich avarié à la harissa. Mais tout est rentré dans l'ordre et passons tout de suite aux résultats des matchs.

Quatre équipes connaissent déjà leur classement final : Quatzenheim, Schnersheim, Stutzheim/Offenheim et Nordheim qui sont respectivement 9ème, 10ème, 11ème et dernier.

Ce vendredi avait lieu trois quarts de finale. Dans le premier, Berstett s'est fait étrillé par Pfulgriesheim, 5 buts à 0. Pfulgriesheim qui s'est montré nettement supérieur à l'équipe hôte, et ceci dans tous les domaines. Plus rapide, plus physique, plus technique, il ne leur aura fallu que 25 secondes pour marquer le premier but. Berstett perdra même un joueur quelques minutes avant la fin à cause d'une blessure impressionnante à l'arcade sourcilière.

Le quart suivant voyait la rencontre entre Pfettisheim et Ittenheim. Le match a débuté avec une minute de silence, en souvenir d'une habitante d'Ittenheim décédée dans la journée. RustineMan a dû quitter le stade municipal au moment de la mi-temps, la harissa se rappelant à son bon souvenir. Ittenheim menait 6 buts à 0.

Le fait marquant de la soirée sera sûrement la dégustation d'un couscous (voir les photos) par RustineMan durant le match Pfettisheim-Ittenheim. Une expérience singulière et plaisante qu'il sera certainement difficile de revivre dans le Kochersberg. Malgré la qualité du plat, cela reste tout de même moins pratique pour suivre un match qu'un bon vieux sandwich merguez-ketchup.

A demain pour la suite de la compétition et notamment la cérémonie officielle du 35ème anniversaire de l'ASLC.

mercredi 16 juillet 2008

Challenge du Kochersberg, 2ème journée

La deuxième journée s'est finie sans événement extraordinaire. Pas de streaking ou de bagarre générale mais les trois matchs ont tenus leurs promesses.

Dans le groupe B, Berstett à écrasé Stutzheim-Offenheim 6 buts à 2. Ils obtiennent par la même leur billet pour les quarts de finales. Petit rappel de l'organisation du tournoi : dans chaque groupe (3 équipes), les deux premières équipes sont qualifiées et se rencontreront lors des quarts de finale, vendredi et samedi. Reste à savoir si l'équipe locale finira première ou deuxième. La décision se fera ce soir lors du match Pfettisheim / Stutzheim-Offenheim.

Dans le Groupe A, Ittenheim, le tenant du titre, a eu beaucoup de difficulté à venir à bout de Pfulgriesheim. Les joueurs ont tenus les spectateurs en haleine jusqu'au but salvateur d'Ittenheim à quelques minutes de la fin du match. Score final : 2-1 et qualification dans la douleur d'Ittenheim pour les quarts.

Le dernier match opposait deux équipes du groupe D : Willgotheim, facile vainqueur de Nordheim 7 buts à 0 le 14 juillet et Truchtersheim qui jouait son premier match. On attendait cette équipe au tournant, c'est un des fers de lance du fottball kochersbergien. Le match s'est soldé par un score nul (1-1) mais le match fut intense : bon engagement physique et quelques belles combinaisons.

Mais comme pour la première journée la vérité était ailleurs. Tout en regardant les matchs on ne peut s'empêcher d'écouter les supporters. Et là c'est un grand moment de convivialité. Le tournoi sert de prétexte à Roger pour aller parler avec Gérard et Jean-Claude. Ca discute de tout : vie de tous les jours, problèmes du bureau, mercato et football... Pas de la ligue 1, non. Mais des clubs locaux. Le transfert de Nasri à Arsenal est remplacé par le départ des frères Ott pour le club voisin. On ne parle pas de Thierry Henry mais des anciennes gloires du football berstettois.
Et cerise sur le gâteau, même les hommes politiques du coin passent la soirée au terrain de foot. Bien sûr les maires des villages concernés par le tournoi mais aussi Jean-Daniel Zeter, vice-président du Conseil Général.

Je ne pensais pas qu'on pouvait passer un aussi bon moment et se prendre au jeu d'un si petit tournoi, même sans streaking. Et pourtant, c'est le bonheur.

Concernant, l'expérience culinaire, j'ai testé le sandwich merguez-mayonnaise et franchement, c'est mauvais. Pas la peine de s'étendre sur le sujet. Pour l'instant la merguez-ketchup est indétrônable. A demain pour connaitre les nouveaux qualifiés et le test du couple saucisse blanche-bière.

mardi 15 juillet 2008

Hongroise n'importe qui à Berstett

Avant toute chose, pour vous mettre dans l'ambiance, allez visionner le diaporama puis revenez ici.

C'est bon, l'esprit du tournoi est en vous ? Alors je résume le début de la première journée. 18 heures, stade municipal de Berstett, le coup d'envoi du challenge du Kochersberg et du premier match est donné. Pas de discours du président, première déception. Berstett est opposé à Pfettisheim, le village voisin. Résultat du derby : 0-0. Pas de but, deuxième déception. Le match suivant, Ittenheim-Schnersheim, se terminera sur le même score.

Mais l'important ne se passait pas sur le terrain car il est une chose indissociable d'un tournoi de foot : la merguez ! Regarder des matchs nuls (prenez-le dans le sens où vous le voulez...), ça creuse. Que serait un match de foot sans son sandwich-merguez et sa bière ?

Première étape, aller chercher les tickets. Ce sera merguez, frites et soda. Etape suivante, le stand des grillades. Petite discussion avec le cuistot et direction la friteuse. Dernière étape, le stand des boissons. Je finis par m'asseoir à une table et là, l'illumination. Je vais tenter de répondre cette semaine à une question existentielle pour beaucoup d'entres nous : quel est le meilleur accompagnement culinaire pour apprécier un match ? Vous pouvez d'ores et déjà donner votre avis grâce au nouveau sondage.

Il est 19h45, au vu des deux premiers matchs, je décide de rentrer chez moi en pensant ne rien rater (il restait encore deux autres matchs). Grossière erreur. J'ai appris ce matin et de source sûre que, dans l'ordre d'importance, Willgotheim avait marqué 7 buts contre Nordheim, le groupe folklorique de Berstett a fait une démonstration à la mi-temps du dernier match et, la chose que je regretterais toute ma vie de ne pas avoir vu, un hongrois pratiquant le streaking. Pour les non-initiés c'est le sport national anglais qui consiste à courir tout nu sur un terrain, pendant un match bien entendu. En québécois, on parle de nu-vite. Qui osera encore dire qu'il ne se passe jamais rien dans le Kochersberg ?

A demain pour la suite de mon enquête et accessoirement les résultats du tournoi (et peut-être plus... enfin je l'espère...).

lundi 14 juillet 2008

Challenge du Kochersberg

Cette année le challenge du Kochersberg se déroule à Berstett, mon village de résidence. Pourquoi Berstett et pas Truchtersheim ? Je sais que la question vous brûle les lèvres. Tout simplement parce que l'ASLC Berstett fête ses 35 ans.

Grande première sur DBalB, vous allez pouvoir vivre du 14 au 20 juillet au rythme de ce prestigieux tournoi. Le challenge pour moi va être de suivre une grande partie des matchs et de vous retransmettre toutes les émotions d'un tel événement. Je suis prêt à tous les sacrifices, et notamment le fameux régime merguez-bière incontournable pour tout fan de tournoi de foot.

Le tournoi oppose 12 équipes du Kochersberg (hormis Ittenheim). Elles sont réparties en 4 groupes de 3 équipes. La finale aura lieu le 20 juillet. Rendez-vous ce soir ou demain pour un premier topo sur la journée d'ouverture.

jeudi 7 février 2008

Le trekking

Aujourd'hui je vais vous parler d'un sport très peu répandu. A ma connaissance il n'y a même qu'un seul pratiquant : RustineMan. Mais quel est donc ce sport extrême ?

C'est le trekking dans le Kochersberg. Absolument ! Et c'est quoi le Kochersberg ? Tout dépend à qui vous demandez. Vince, l'ultra-citadin, vous le résumera très vite : "De toute façon sorti de Strasbourg c'est Front National, chemins de terre et tartes flambées !". Ne prêtons pas attention à ces généralités. Il faut savoir que pour le bo-bo strasbourgeois, aller à la campagne c'est la sortie du dimanche soir. Des hordes de citadins envahissent les restaurants du Kochersberg pour manger des tartes flambées, facturées 8 euros pièce. Je vous rappelle que la tarte flambée c'est de la pâte, de la crème, des lardons et des oignons...Et encore nos chèrs amis de la ville mangent rarement les oignons...
Revenons à nos moutons. Le Kochersberg, pour aller vite, c'est le canton de Truchtersheim. Des petits villages, beaucoup de champs et des gens pas toujours très accueillants (d'où l'allusion de Vince au Front National). Bref, la campagne à 10 minutes de Strasbourg. Et moi je viens de là.

Reste à voir ce qu'est le trekking. A nouveau la définition dépendra de votre interlocuteur. Reprenons notre bo-bo. Pour lui le trekking, c'est partir dans un endroit reculé, genre Népal, Sahara ou Tecsas (oui, le Tecsas...) "pour revenir à l'essentiel". Une fois sur place, le trekker entamera une randonnée de plusieurs jours ponctuée de bivouacs. Mais c'est super ! On respecte la nature, on oublie le confort de la société moderne, on revit comme nos ancêtres, on rencontre les populations locales... Ca c'est la version extrême. Bravo aux pratiquants. Mais notre bo-bo n'est pas prêt à faire tant de "sacrifices". Il passe donc par une agence de voyages pour organiser le trek : dépose en hélicoptère, esclaves-porteurs de bagages, bivouac déjà prêt à l'arrivée des randonneurs et ravitaillement en 4x4. Notre citadin peut se concentrer sur "le retour à la nature et aux choses vraies". Mais je m'égare.

J'ai donc décidé d'adapter cette activité à mon lieu de résidence, le Kochersberg. Il faut bien s'occuper pendant les deux mois de vacances estivales. Le 5 aôut 2005 je suis parti de Berstett pour rallier Hurtigheim. J'entends déjà les moqueurs mais le train de leur mépris roule sur les rails de mon indifférence (®George Abitbol). Le départ est fixé à 5h30 pour profiter du lever du soleil. J'ai donc traversé successivement Pfettisheim, Truchtersheim, Stutzheim-Offenheim (quels noms exotiques...) et Hurtigheim où je suis arrivé à 8h. Les mauvaises langues diront que ça n'a rien à voir avec du trek et je leur donne en partie raison. Pas de bivouac et une randonnée très courte. Mais le Kochersberg recèle tant de secrets : rouleaux de paille, ruisseaux tortueux et stations d'épuration entre autres. Regarder le diaporama pour le constater vous-même.

Les possibilités sont infinies ! Retrouver la source de la Souffel, recenser les cultures pratiquées, rencontrer les idiots de village... Infinies je vous dis !